Elementor #36

Le monument aux morts compte dix-neuf noms de soldats morts au cours de la Première Guerre mondiale. Voici leurs noms et leur destin.

Aimé Vaast Hector, né le 12 décembre 1892 à Augé dans les Deux-Sèvres, mort le 26 septembre 1914 à Montbré dans la Marne. Lors de la Première Guerre mondiale, il est recruté à Parthenay dans la classe 1912, puis il intègre le 33e régiment d’artillerie en qualité de 2e canonnier servant. Il meurt le 26 septembre 1914 à Montbré « des suites de blessures guerre » à l’âge de 21 ans.


Appercé Gustave, né le 23 janvier 1890 à Sainte-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 27 mai 1917 à Téton-Moronvilliers dans la Marne. Après avoir été recruté à Parthenay en tant que classe 1910, il devient caporal au sein du 130e régiment d’infanterie. Il est déclaré « mort sur le terrain » le 27 mai 1917 à Téton-Moronvilliers dans la Marne à l’âge de 27 ans.


Bireault Julien, né le 6 décembre 1877 à Souvigné dans les Deux-Sèvres, mort le 28 septembre 1915 à Souain dans la Marne. Classe 1897, il est recruté à Parthenay puis intègre le 67e régiment d’infanterie territoriale. Soldat non gradé, il meurt « tué à l’ennemi » à Souain dans la Marne le 28 septembre 1915, trois jours après le lancement  de la seconde offensive de Champagne. Il avait 38 ans.


Broustaille François Marie, né le 5 juillet 1874 à Saint-Georges-de-Gréhaigne en Ille-et-Vilaine, mort le 1er octobre 1918 à Lamotte-Beuvron dans le Loir-et-Cher. Recruté à Parthenay comme classe 1894, il devient soldat de 2e classe de la 5e section de Commis et Ouvriers militaires d’Administration, un service chargée de procurer aux troupes « tout ce qui était nécessaire à leur entretien »1. Victime de la grippe, une « maladie contractée en service »2, il meurt à l’hôpital de Lamotte-Beuvron le 1er octobre 1918 à l’âge de 44 ans.


Chauvet Gustave, né le 2 mars 1895 à Romans dans les Deux-Sèvres, mort le 20 juillet 1916 à Balscheviller en AlsaceClasse 1915, il intègre le 401e régiment d’infanterie comme 2e classe après avoir été recruté à Parthenay. « Tué à l’ennemi », il meurt le 20 juillet 1916 à Balscheviller en Alsace à l’âge de 21 ans.


Chiron Félix Ernest, né le 3 septembre 1894 à Ste-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 16 mars 1917 à Maison-Champagne dans la Marne. Recruté à Parthenay, il devient sous-lieutenant dans le 217e régiment d’infanterie et meurt « tué à l’ennemi » à Maison-Champagne dans la Marne lors de combats commencés six jours plus tôt dans un secteur situé entre Massiges et Rouvroy. Il avait 22 ans.


Dupuy Fernand Octave, né le 28 juillet 1891 à Sainte-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 13 août 1918 à Cuperly dans la Marne. Après avoir été recruté à Parthenay (classe 1911), il intègre le 53e régiment d’infanterie.Adjudant, il meurt de « blessures de guerre » dans « l’ambulance 7/2 » à Cuperly dans la Marne, le 13 août 1918, à l’âge de 27 ans.


Durivault Alfred, né le 24 septembre 1891 à Fressines dans les Deux-Sèvres, mort le 14 août 1914 à Plaine en Alsace. Fils de Jean Durivault3 (1853-1928) et Julie Desré (1858-), il a un frère aîné (Marcel Louis qui mourra lui aussi à la guerre le 29 avril 1918), un second plus jeune (Antonin né en 1894) et une sœur Aline (née en 1898). 2e classe du 109e régiment d’infanterie, il meurt « tué à l’ennemi » le 14 août 1914 à Plaine en Alsace à l’âge de 22 ans. Il avait été auparavant recruté à Parthenay et faisait partie de la classe 1911.


Durivault Marcel Louis, né le 2 septembre 1889 à Fressines dans les Deux-Sèvres, mort le 29 avril 1918 à Ainval-Grivesnes dans la Somme. Il est l’aîné des enfants de Jean Durivault4 (1853-1928) et Julie Desré (1858-). Alfred, son cadet de deux ans, meurt en Alsace pendant les premières semaines de la Première Guerre mondiale à 22 ans. Recruté à Parthenay, il décède « tué à l’ennemi » le 29 avril 1918 dans le secteur d’Ainval-Grivesnes dans la Somme. Il avait 28 ans et était caporal.


Godard Simon, né le 17 ocotbre 1896 à Sainte-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 23 août 1918 à l’Orme de Montécouvé dans l’Aisne. Recruté à Parthenay, membre de la classe 1916, il est 2e classe du 68e régiment d’infanterie lorsqu’il meurt « tué à l’ennemi » sur la colline de l’Orme de Montécouvé dans l’Aisne le 23 août 1918 à l’âge de 23 ans.


Goudeau Eugène, né le 6 novembre 1890 à Sainte-Eanne, mort le 18 juin 1918 à Mery dans l’Oise. Soldat du 114e régiment d’infanterie après avoir été recruté à Parthenay, il meurt « tué à l’ennemi » le 13 juin 1918 à « Méry Belloy » dans l’Oise à l’âge de 27 ans.


Grégoire Ferdinand, né le 8 juillet 1883 à Sainte-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 8 septembre 1914 à Normée dans la Marne. Il est recruté à Parthenay pour disputer la Première Guerre mondiale. Adjudant dans le 137e régiment d’infanterie, il participe à la bataille de la Marne qui débute le 5 septembre 1914 et permet de repousser les Allemands. Il meurt « tué à l’ennemi » trois jours plus tard à Normée à l’âge de 27 ans.


Guston Fernand Pierre Léon, né le 24 septembre 1892 à Chantonnay en Vendée, mort le 23 octobre 1917 au Chemin des Dames dans l’Aisne. Vendéen de naissance, il est recruté à Parthenay et intègre le 25e régiment de dragons comme soldat de 2e classe. Envoyé dans l’Aisne sur le Chemin des Dames, il est « tué à l’ennemi » le 23 octobre 1917 à l’âge de 25 ans. Il est inhumé au cimetière militaire de Vailly-sur-Aisne5 à la sépulture n° 1330.


Lezay Eugène, né le 19 septembre 1885 à Sainte-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 10 mai 1915 à Loos dans le Pas-de-Calais. Intégré comme caporal dans le 114e régiment d’infanterie après avoir été recruté à Parthenay, il participe à la deuxième bataille d’Artois, « une offensive de grande ampleur »6 préparé au printemps 1915. « Programmée au début du mois de mai, cette offensive doit expérimenter la nouvelle doctrine de l’état-major : « la percée par attaque brusquée ». Son plan a été élaboré par Foch et prévoit une double opération : la principale menée par les Français sur les hauteurs de Lorette et de Vimy », la seconde « conduite par les Anglais sur le secteur de Festubert. »

L’attaque débute le 9 mai 1915 « Cette journée […] a permis de regagner du terrain sur les tranchées ennemies, mais elle a également fait des centaines de blessés et de tués dans les deux camps. » Eugène Lezay meurt le lendemain du déclenchement de la bataille, à Loos, « tué à l’ennemi », à l’âge de 29 ans. Malgré les succès des premiers jours, cette bataille qui s’achève le 19 juin 1915 aboutie « à des gains de territoires très limités,en raison de la défense allemande, composée de ligne de tranchée successives difficiles à franchir. Cette bataille sans vainqueur sera la dernière offensive d’envergure sur le front de l’ouest, avant la troisième bataille d’Artois en septembre »7.



Morichon Ernest Adolphe, né le 23 avril 1892 à Sainte-Néomaye dans les Deux-Sèvres, mort le 31 octobre 1914 à Zonnebeke en Belgique. Fils de Charles Morichon et Marie Rose Druhet, il est le frère cadet de Raoul Charles Morichon (né le 24 octobre 1890) qui est « tué à l’ennemi » le 10 mai 1915 à Loos dans le Pas-de-Calais. Ernest Morichon est un cultivateur qui « possède une instruction primaire plus développée »8 (degré 3) que la moyenne lorsqu’il est « incorporé à compter du 8 octobre 1913 »9 comme soldat de 2e classe dans le 77e régiment d’infanterie. De taille moyenne pour l’époque (1,63 mètre), les yeux châtains et la chevelure noire, il est mobilisé le 2 août 1914. Promu caporal le 11 octobre 1914, il participe à la première bataille d’Ypres dans le 9e Corps d’armée dont le principal objectif est de venir prêter main forte aux armées britanniques et de bloquer l’armée allemande qui a fait de la mer un objectif. Les Allemands, six fois plus nombreux que les Français et les Britanniques, visent les ports de Calais et de Boulogne-sur-Mer. Parti de Mourmelon le 22 octobre, Ernest Morichon arrive à Cassel le 24 puis est transporté en bus dans le secteur situé entre Dikkebus et Voormezele, au sud de Ypres. Il meurt « tué à l’ennemi » sept jours plus tard, le 31 octobre 1914, « à 1 km environ au Nord-Ouest de Zonnebeke » en Belgique. Il avait 22 ans. La première bataille d’Ypres, également appelée bataille des Flandres, qui débute le 23 octobre et s’achève le 13 novembre 1914, a été d’une extrême violence. Elle a causé la mort de 130 000 allemands10 et de 50 000 français. Quant à l’armée britannique, elle a été décimée elle aussi. Cette bataille marque la fin de la guerre de mouvement et le début de la guerre des tranchées.


SOURCES  : 


1Historique de la 5 e Section de Commis et Ouvriers militaires d’administration, Henri Charles-Lavauzelle, Éditeur militaire – Paris. numérisation : P. Chagnoux – 2010. Disponible sur http://tableaudhonneur.free.fr/5eCOMA.pdf

2Fiche Mémoire des hommes. Ministère de la défense.

3Lelay Patrick, Généalogie d’Alfred Durivault, Geneanet, disponible sur :https://gw.geneanet.org/lelaypat?lang=fr&pz=patrick+andre+emile&nz=lelay&p=alfred&n=durivault&oc=1

5Berge Michel, Fernand Pierre Léon Guston, Mémorial chemin des dames, 21 avril 2010. Disponible sur : http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/fiche_soldat.asp?soldat_id=33226

6Début de la deuxième bataille d’Artois (9 mai 1915), Archives du Pas-de-Calais, disponible sur : http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Debut-de-la-deuxieme-bataille-d-Artois

7La fin de la deuxième bataille d’Artois, Archives du Pas-de-Calais, disponible sur : http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/La-fin-de-la-deuxieme-bataille-d-Artois

8Barrault Alain, GénéaPass, Registre matricule militaire, Geneafrance, consulté le 3 juin 2019, disponible sur http://www.geneafrance.org/rubrique.php?page=militaire

9Grand Mémorial. Ministère de l’armée.

10Histoires 14-18 : la première bataille d’Ypres. France 3 Nord. Publié le 7 novembre 2014, publiée le 12 octobre 1916. Disponible sur : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/2014/11/07/centenaire-14-18-la-premiere-bataille-d-ypres-587800.html

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